Allez vite voir « Merci patron ! »

François Ruffin, rédacteur en chef de Fakir, « Journal fâché avec tout le monde. Ou presque » (en kiosque à peu près 4 fois par an et sur abonnement : www.fakirpresse.info) a tourné un film de la vraie lutte qu’il a mené avec les Klur, un couple d’ouvriers licenciés d’une usine textile de Poix-du-Nord, possédée par Bernard Arnaud, l’homme le plus riche de France, pdg de la multinationale du luxe LVMH. Ils vivent tous les deux avec 400 euros de revenus par mois.

Avec ses copains de Fakir, ils ont perturbé les assemblées générales d’actionnaires, piégé Bernard Arnaud et Marc-Antoine Jamet, Secrétaire général du groupe et maire de Val de Reuil. Poulain de Fabius (il est au conseil national du PS… Comme quoi, il n’y a pas de sot métier quand on est de cette «gauche»-là).

Après moult aventures plus désopilantes les unes que les autres, l’équipe de Fakir et les Klur parviennent à obtenir 40 000 euros de cadeau de LVMH pour éviter que leur maison ne soit vendue pour rembourser d’autres dettes. Pour les obtenir, ils menacent de tout balancer à la presse et pour ne pas écorner son image, LVMH leur envoi leur chef de la sécurité qui leur fait promettre de déchirer les courriers à la presse s’il leur obtient ce qu’ils demandent. En prime, Bernard Arnaud obtient un CDI pour Serge Klur au Carrefour du coin. Et tout est filmé en caméra cachée !

Les Klur se sont battus et ont réussi. C’est un film extrêmement vrai et tendre avec des vraies gens, victimes du système mais qui ne tombent pas dans la dépression et le fatalisme. C’est surtout la preuve par l’exemplaire que le grand patronat à des failles dans lesquelles il suffit de s‘engouffrer pour obtenir des victoires non négligeables. De ce point de vue, c’est un film exemplaire.

Le 24 Mars à l’Omnia, nous y étions

Pour la projection en présence de François Ruffin, la plus grande salle de l’Omnia était pleine à craquer. Pas d’ouvriers, malheureusement, comme cela a pu se passer ailleurs, mais de tout ce que compte l’agglo de militants de gauche et d’extrême-gauche.

Marc-Antoine Jamet a eu le culot d’être aussi présent et de vouloir intervenir, sans doute pour tenter de restaurer son image auprès de ce qu’il considère comme son « public » à lui, les citoyens rouennais.
C’était désagréable et pathétique. Il a eu de la chance de ne pas se faire sortir par le fond du pantalon.

Le 12 Mars à Amiens, pour le Réveil des betteraves, nous y étions aussi !

Devant le succès de « Merci, patron ! », l’équipe de Fakir  s’est dit que l’occasion était bonne de faire converger à Amiens, les luttes de la Confédération Paysanne contre la ferme des 1000 vaches toute proche et les syndicalistes de Good Year condamnés pour séquestration de leur patron-voyou.

La Vache rebelle y était. La preuve :

Éric, Jean-Yves, Hubert et Jean-Luc ont défilé dans les rues d’Amiens, ont écouté Frédéric Lordon, devant la Maison de la Culture, expliqué que lui, l’intellectuel universitaire ne pouvait pas faire grand chose, mais les lutte entreprise par entreprise, non plus. Seule une convergence générale serait capable de renverser le système tel qu’il fonctionne aujourd’hui.

C’est dans la rue que ça se passe

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Pour l’occasion, les organisateurs avait fabriqué une mascotte en forme de betteraves bien réveillée

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François Ruffin a appris l’existence et la présence à Amiens de La Vache Rebelle…

Enfin, nous avons pris les coordonnées de la Cie Jolie môme (Saint-Denis 93) pour une éventuelle programmation.

Et surtout n’oubliez pas :
Quand la vache se rebelle, le mouton s’interroge !

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